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Les conséquences de la fin du moteur thermique pour les voitures anciennes

Les voitures anciennes suscitent auprès de certains élus une forme de rejet, motivé par les considérations environnementales. Certaines villes interdisent déjà la circulation des oldtimers dans leur centre.

Dans ce contexte, la disparition des voitures modernes thermiques devrait accroître encore la pression sur les amateurs de voitures anciennes. Les préjugés écologiques pourraient se renforcer, les moteurs pétaradants des anciennes contrastant fortement avec le silence inodore des véhicules électriques.

A cette mauvaise réputation, il faudra aussi ajouter un effet sur les coûts. Coût d’usage bien sur. L’essence est une denrée aujourd’hui accessible et abondante car elle est consommée à grande échelle. Son avenir deviendra de plus en plus incertain avec l’électrification du parc automobile. Les stations d’essence devraient, selon toute logique, être plus rare. Et de cette rareté il faut craindre un renchérissement du coût de l’essence, en particulier la super 98.

Coût d’entretien ensuite. L’histoire a montré combien les changements de technologies affectent la disponibilité des pièces détachées et des compétences propres aux technologies anciennes. Le changement de la carburation à l’injection s’est ainsi accompagné d’un coût plus élevé pour l’entretien des carburateurs. Nombre de garagistes, de la plus jeune génération en particulier, se trouve dans l’incapacité de réparer les systèmes de carburation d’hier. On imagine sans mal que les moteurs thermiques de nos anciennes, surtout pour les plus originaux et complexes, deviendront de véritables casse-têtes pour les futures générations de garagistes formées au tout électrique.

Pareillement, les producteurs de pièces détachées devront s’adapter à l’évolution du marché. Les motorisations thermiques deviendront secondaires dans l’ordre des priorités. Et c’est tout une partie du savoir faire manufacturier nécessaire à nos anciennes qui risque ainsi de disparaître.

Et le retrofit (électrification des voitures anciennes) alors ?

Certains politiques suggèrent la conversion des modèles aussi mythiques que la FIAT 500, laDS, la Coccinelle ou la 2CV à la motorisation électrique. Le législateur s’efforce d’accompagner ce phénomène en autorisant les transformations artisanales des anciennes, sous des conditions précises (qui restent à préciser quand même).

L’abandon du thermique sonne le glas d’une époque et d’une certaine liberté qu’incarnent les voitures anciennes. Face à la tentation d’un monde uniforme et dépassionné, il est un droit de résister…et de continuer à aimer nos belles autos.

Article écrit avec la collaboration de retroencheres.

 

Michel FERONT

Je suis passionné de moteurs et de voitures anciennes.
Lorsque j'étais enfant, je vantais la qualité des moteurs Sachs qui équipaient les motos que mes parents vendaient. Cette passion ne m'a jamais quitté, malgré une carrière dans le secteur de l'informatique, où les moteurs sont remplacés par les processeurs.
Dans mon village, je suis connu comme le mec qui "fait" dans les vieilles voitures, ....

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