Auto hebdo, le magazine du sport auto qui tient la route.

Ce magazine a une ligne éditoriale claire et précise, le sport automobile sous toutes ses formes. Chaque semaine depuis 1976, Auto Hebdo décrypte l’actualité de toutes les disciplines; F1, F2, F3, Indy, Endurance, Rallye Tourisme,..). On y trouve aussi des interviews, des essais de voitures exceptionnelles. Auto hebdo a toujours été mon magazine préféré, mais …

Lecture pour tous, l’histoire de Monsieur HONDA

La marque Honda dégage une image de qualité, de sportivité et d’inventivité. Son créateur est Soichiro Honda, un homme qui a su forger son destin grâce à un talent inné pour la mécanique, mais aussi et surtout parce qu’il avait du courage, des principes et une volonté inébranlable. Le livre biographique que lui a consacré …

Le design automobile néo-rétro

Les regroupements industriels, les alliances entre constructeurs, les banques de composants mécaniques ont réduit les marges de manoeuvre des designers automobiles. Les bureaux de style indépendants comme Pininfarina ou Giugiaro ont souvent été remplacés par des services internes aux constructeurs, d’où une perte d’originalité. D’autres studios, comme Zagato se sont diversifiés dans le design auto …

Classic Sports Car et Auto ClassiquesPlus à propos de l’Alfa Romeo Spider et de la MGB

Lecteur assidu de AutoClassiques Plus et de Classic & Sports car, je me suis amusé à comparer les points de vue de ces 2 revues au sujet de 2 cabriolets classiques parmi les plus illustres; l’Alfa Romeo Spider et la MG B. À propos de l’Alfa,   La revue française: le spider est comme un …

Voitures rétro de légende aux éditions Larousse

Le conditions hivernales actuelles m’ont amené à relire “Voitures rétro de légende“, ce livre des éditions Larousse que j’ai reçu à la Noël, peut-être parce que je l’avais suggéré en tant qu’idée de cadeau. Cette fois, j’ai pris la notion de légende pour fil conducteur de ma lecture avec une interrogation, qui est légendaire; une …

Fangio, un pilote légendaire et un gentlemen.

Pourquoi écrire un article sur un homme disparu depuis plus de 20 ans et que je n’ai pas connu ?

Tout simplement, parce que mes pensées ont suivi le fil suivant: reportage sur la restauration d’une Maserati Ghibli100 ans d’histoire de MaseratiMaserati 250F – Fangio.

Je ne suis pas le mieux placé pour parler de Fangio, car je ne l’ai jamais rencontré et pourtant je l’admire.

Les expressions “rouler comme Fangio” ou “se prendre pour Fangio” restent encore usitées, même si après lui, Senna et Shumi ont marqué les esprits.

Aux antipodes de la Formule 1 hyper-sophistiquée et aseptisée d’aujourd’hui, les années Fangio frisent l’héroïsme et dévoilent des personnalités exceptionnelles, telles que Stirling Moss avec lequel il eut une rivalité amicale.

Moss disait de Fangio qu’il était son bourreau, son ami et son maître.

Il y a un peu plus de 60 ans (en 1957), sur le toboggan du Nurburging (176 virages en 20km), “el Maestro” surclassait la concurrence et devenait un mythe. Il remportait son 24ème et dernier GP en remontant ses adversaires un à un à coups de record du tour, dépassant toutes les limites de ce que l’on croyait impossible, une véritable démonstration de pilotage, toute en finesse, précision et audace.

Fangio à l’attaque avec la Maserati 250F

J’ai lu sa biographie, intitulée “Ma vie à 300 km/h” (trouvée à Redu), ce qui m’a permis de me rendre compte à quel point ce type avait ramé avant d’être Fangio.
Les courses en Argentine se déroulaient sur route ouverte, ce qui dans un pays aussi grand, amenait les participants à parcourir parfois 9.000 km souvent sur piste de terre et en traversant des régions montagneuses et par tous les temps. Les étapes cassantes causaient des dégâts, ce qui nécessitait de passer des nuits blanches de mécanique “appliquée”. Sa classe était innée, et ses acquis étaient le développement patient d’une science du pilotage.

Fangio pause devant sa Chevrolet 40 TC

Ensuite, il y a eu (avec l’aide du gouvernement argentin) la confrontation avec les grands pilotes européens tels que Ascari, Nuvolari et Farina, les relations tumultueuses avec Enzo Ferrari, la grande époque Alfa Romeo, Mercedes et la fidélité à Maserati récompensée par un 5ème titre mondial.

Sa supériorité est difficilement concevable aujourd’hui. Seuls les récits de ses adversaires de l’époque, en particulier de Stirling Moss qu’il privera de trois titre mondiaux, en donnent la mesure. Fangio était plus rapide, plus endurant, plus constant, meilleur metteur au point que n’importe lequel de ses compagnons de grille, et il est resté vivant –ce qui n’était pas alors le moindre des exploits… « Il avait toujours la meilleure voiture » balaye ses opposants. C’était souvent vrai (il savait les choisir) –mais pas systématique. Et quand ce fut le cas, jamais ses compagnons d’écurie ne parvinrent à le menacer, ni même à égaler ses performances jusqu’à l’année de son cinquième titre en 1957. Il était un fin stratège, économe avec sa mécanique, rapide et endurant. Au GP de Buenos Aires gagné en 1955, alors que les pilotes concurrents se sont relayés à deux ou à trois au volant de leurs voitures pour tenir la distance de ce véritable Grand Prix d’endurance, Fangio est resté lui au volant de la sienne sur la totalité de la distance (375 km).

 

Fangio sur la Mercedes W196
Fangio en Alfa

Au GP de France de 1958, il est retardé par des ennuis d’embrayage. Par respect envers le plus grand pilote de son temps, le vainqueur du jour Mike Hawthorn refusera de lui infliger un tour de retard en fin de course. Interrogé sur son attitude par les journalistes, Hawthorn répondra simplement :« On ne prend pas un tour à cet homme-là ». Marqué par l’accident mortel de son ancien équipier Luigi Musso, le déroulement de la course conforte Fangio dans son choix de mettre un terme à sa carrière, laissant un exemple de fair-play à ses collègues.

Fangio au GP de France en 1958

Son record de 24 victoires en 52 GP reste inégalé et ne sera sans doute jamais battu compte tenu de l’évolution actuelle de la F1, avec plus de 20 GP par année.

L’institut National de l’audiovisuel de France (INA) dispose d’un reportage de l’émission “Cinq colonnes à la Une” réalisé en 1959 sur Fangio. Visionner la vidéo.