Jarret Porquerolles
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Pour ou contre la voiture électrique ?

Ce titre est celui d’un article du magazine L’Automobile de août 1972.

Les temps étant ce qu’ils sont (saison et Covid), j’ai fouillé dans mes vieux magazines à la recherche de sujets “hors du temps” pour mon blog. Le magazine L’automobile de cette époque parlait des nouveautés, effectuait des essais, faisait des enquêtes et parlait aussi des sports mécaniques. C’est cependant le sujet sur les voitures électriques qui retint mon attention. Pensez-donc comparer des volts à un indice d’octane.

La photo de couverture illustre bien la place de la voiture électrique dans la circulation automobile.

L’article rappelle les tentatives heureuses et malheureuses de la technologie électrique face au moteur thermique.

La voiture électrique est plus ancienne que la voiture à moteur à essence.

Vous avez bien lu, il y a des oldtimers électriques. La toute première voiture électrique est apparue en 1834. En 1899, la “Jamaiscontente” franchit le cap des 100 km/h. Elle avait une forme d’obus, ce qui était assez particulier cette époque des fiacres et des première voitures “sans chevaux”. Elle était l’œuvre de Camille Jenatzy (1868-1913), un ingénieur et pilote belge établi en France.

La “Jamais Contente” est une pièce phare du musée du Château de Compiègne.

L’ingénieur français Jean Albert Grégoire électrifia une Amilcar Compound. La société Mildé-Krieger transforma en “électrique” des berlines “La Licorne”.

Qui dit voiture électrique dit point de recharge… sauf qu’à l’époque, on parle de colonne de charge pour automobile électrique.

Le modèle prévoit déjà une intégration élégante dans le cadre urbain avec son format proche des boîtes aux lettres. Pour recharger ses accumulateurs, l’utilisateur doit mettre un jeton dans le compteur, fermer les coupe-circuits intérieurs, l’interrupteur bipolaire et choisir avec le commutateur du rhéostat l’intensité de charge (de 25 à 80 A) à fournir à la batterie.

Évolution des performances des voitures électriques.

L’apparition en 1908 de la Ford T change la donne. Malgré l’invention en 1910 par Edison de la batterie Fer-Nickel, la voiture électrique cède face aux innovations de Ford : la production à la chaine abaisse les coûts de production et le démarreur électrique de Charles Kettering augmente considérablement le confort de véhicules thermiques.

Dans les années 1920, le thermique bon marché, meilleur en autonomie et en poids, supplante l’électrique. Depuis cette époque, et tout au long du siècle, la voiture électrique devient une prophétie jamais accomplie.

L’essai de L’Automobile de 1972 porte sur la JARRET Porquerolles. Le magazine relève les aspects positifs: “gadget pour station de vacances” et véhicule ayant une “certaine approche du véhicule de ville”.

Michel FERONT

Je suis passionné de moteurs et de voitures anciennes.
Lorsque j'étais enfant, je vantais la qualité des moteurs Schas qui équipaient les motos que mes parents vendaient. Cette passion ne m'a jamais quitté, malgré une carrière dans le secteur de l'informatique, où les moteurs sont remplacés par les processeurs.
Dans mon village, je suis connu comme le mec qui "fait" dans les vieilles voitures, ....

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