Le point sur la restauration de la Maserati Gibli 1

Vous êtes nombreux à attendre des nouvelles de la restauration de la Maserati Ghibli. Il a été nécessaire d’être patient, car le travail a été long comme en témoigne notre reportage photos.

Notre coupé Ghibli est un des 1.295 exemplaires construits entre 1967 et 1973. Il s’agit d’une version SS (Super Sport) à moteur V8 de 4,9l d’une puissance de 335 CV (couple de 480 Nm à 4.000 t/m). Ce moteur 4 arbres a une course allongée dans le but de répondre aux règles antipollution américaines. Pas de 2ème jeu de bougies, contrairement aux 450S de compétition et à la 5000 GT, et un seul distributeur. Giulio Alfieri, son concepteur et responsable de la conception technique de la Ghibli, était plus intéressé par un moteur souple et un couple abondant sur une large plage de régime.

Le châssis est composé de tubes ovales et de soubassements caissonnés. Ce n’était pas révolutionnaire si l’on compare aux concepts de la Lamborghini Miura sortie à la même époque, mais c’était solide et parfaitement adapté au processus de fabrication traditionnel, gourmand en main d’oeuvre.

Le Ghibli a été dessinée en 3 mois par Giorgetto Giugiaro, un jeune styliste venant de chez Bertone mais travaillant pour Ghia. La Ghibli était la première voiture au trident carrossée par Ghia depuis la 5000 GT. Ghia ne travailla plus jamais pour Maserati, mais le succès de la Ghibli a fait naître l’idée que les autres Maserati devaient présenter un air de famille, ce qui explique pourquoi l’Indy 1969 dessinée par Vignale faisait penser à une Ghibli à quatre places. Elle atteindre d’ailleurs presque le même chiffre de diffusion.

Ghia produisit 4 voitures par jour à Turin avant de les envoyer à Modène où elles étaient assemblées au châssis. Il était initialement prévu de produire 100 Ghibli. Un chiffre qui est rapidement passé à 400, avec un maximum atteint en 1968 de 276 exemplaires. Maserati était à cette époque dans une période de relative stabilité, sous la gestion de la famille Orsi, sans les tracas et le coût de la Formule 1 et avant le remue-ménage de la reprise par Citroën.

Source CLASSIC & Sport cars

 

Michel FERONT Auteur

Je suis passionné de moteurs et de voitures anciennes. Lorsque j'étais enfant, je vantais la qualité des moteurs Schas qui équipaient les motos que mes parents vendaient. Cette passion ne m'a jamais quitté, malgré une carrière dans le secteur de l'informatique, où les moteurs sont remplacés par les processeurs. Dans mon village, je suis connu comme le mec qui "fait" dans les vieilles voitures, ....

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