Retro-embouteillage à Marquise en Côte d’Opale.

Le titre de notre article est sans ambiguïté, le Rétro Festival a été pour nous une déception. Nous avons passé la nuit à Boulogne dans le but d’arriver tôt à Marquise, vêtus de nos habits d’époque. A notre arrivée, un membre de l’organisation nous demande d’aller tout droit sur la départementale jusqu’à l’entrée Ouest de Marquise, bien loin du centre ville où nous étions conviés pour la parade. Nous nous sommes retrouvés dans un convoi de voitures anciennes et modernes à l’arrêt. A chaque mouvement de la colonne, les voitures avançaient de 10 mètres. Inutile de dire qu’avec la chaleur, c’était un véritable supplice pour nos vénérables autos. Certaines surchauffaient et les conducteurs en nage devaient s’arrêter pour lever le capot. Après un heure, nous n’étions toujours pas arrivés au point de passage obligé pour valider notre “retropass”. En fin de matinée et sans informations de la part des organisateurs, nous avons quitté ce cortège par crainte d’y passer la journée.

Pourquoi les organisateurs n’ont-ils pas séparé les voitures anciennes inscrites des voitures modernes ? Cela nous aurait probablement évité de quitter le festival sans y avoir réellement participé, et avec en prime une grande frustration.

C’est pourquoi j’ évoquerai notre voyage en ancienne plutôt que le festival, pour vous parler des aspects positifs, à commencer par la bravoure de la Fulvia. En effet, ce 27 juillet, parcourir 300 km par 30 degrés en évitant les autoroutes, cela a été long (6 heures). Nous avons fait une pause sur la grand place d’ Arras, les vêtements trempés, et aussi un peu inquiets par la pression d’huile qui diminuait. Heureusement, au redémarrage, la pression était redevenue normale, ouf.

D’ Arras à Boulogne-sur-Mer, à partir de Houdain, nous avons utilisé une route à 4 bandes assez rapide, ce qui a fait remonter notre moyenne. Malgré sa bonne volonté, la Fulvia n’a pas pu rivaliser avec les voitures actuelles (moteur de 1.300 cc de 90 CV) et j’ai trouvé que la différence de vitesse était une source de danger. Je me suis cru au Mans, égaré dans la ligne droite des Hunaudières.

Nous avons facilement trouvé notre chambre d’hôtes (très proche des remparts de la vieille ville). A partir de là, et après une bonne douche, nous sommes allés au restaurant renseigné par notre hôtesse. Il s’agissait du Restaurant de la Haute Ville, un établissement que je vous recommande.

Filet de rouget, sauce orange

Le lendemain, nous visiterons le Vieux Boulogne, le Maison de la Beurière et Nausicaa.

Nausicaa

Au retour de Marquise, nous emprunterons la direction de Saint-Omer

C’est une jolie ville, nous y faisons escale et par chance nous trouvons une place de parking sur la Grand Place. Il ne nous a pas fallu très longtemps pour dégoter un petit resto sympa. A la carte, une cuisine du terroir, donc avec du Maroilles (faluche) ou du Camembert (beignet). Quel fumet, nous sommes bien chez les Ch’tis.

Gros embarras en quittant Saint-Omer pour retrouver la route de Béthune. Hé oui, quand on veut rouler “à l’ancienne”, sans prendre l’autoroute et sans GPS, ce n’est pas toujours simple. Nous cherchons jusqu’à ce que le conducteur qui me suivait me fasse des appels de phares répétés. Par crainte d’ un problème à l’arrière de la voiture, je m’arrête. Le conducteur se porte à notre hauteur et me dit “je vous félicite pour votre Fulvia, elle est magnifique…j’ai eu une Lancia Beta ….”. J’en profite pour lui demander ma route et voilà qu’il me propose de le suivre jusqu’à la route de Béthune. Une rencontre brève et formidable !

La suite de notre voyage par les routes départementales fut une succession de rond-points que j’ai pris le plus souvent en 3ème, olé !

Le besoin d’une pause se fait sentir, mais les villages somnolent sauf un: Maroilles. Nous entrons dans la brasserie en face de la Mairie, il s’agit d’ une ancienne abbaye reconvertie en bistro-resto-boutique de produits du terroir local. Le Maroilles y est roi, mais pas seulement; bières, pains d’épices, …à découvrir absolument.

Retour à la maison sans problème et contents que la Fulvia aux 42 printemps soit toujours aussi vaillante. Nous sommes quand même bien imprégnés de l’odeur caractéristique des vieilles autos.

La Fulvia du côté de Boulogne

 

 

 

 

 

Michel FERONT Auteur

Je suis passionné de moteurs et de voitures anciennes. Lorsque j'étais enfant, je vantais la qualité des moteurs Schas qui équipaient les motos que mes parents vendaient. Cette passion ne m'a jamais quitté, malgré une carrière dans le secteur de l'informatique, où les moteurs sont remplacés par les processeurs. Dans mon village, je suis connu comme le mec qui "fait" dans les vieilles voitures, ....

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