Conduire une ancienne à l’ancienne

Quel plaisir peut-il y avoir à conduire une voiture ancienne ?

La question est grave, elle risque de diviser les lecteurs, selon leur genre; au féminin, c’est la ligne avant tout, ensuite l’intérieur, les sièges,…. Au masculin, la ligne compte aussi bien entendu, mais se glisser derrière le volant est bien plus excitant.
Avec leur oldtimer, les amateurs de voitures anciennes retrouvent un univers symbolisant une époque (tableau de bord, boutons à bascule, tirettes,…) au goût américain ou européen, c’est selon. Un peu de nostalgie plutôt que de la mélancolie. Je vous explique: Les progrès technologiques réalisés sur nos voitures actuelles sont tels que nous sommes devenus des assistés. Certes nous payons (cher) les améliorations dont nous disposons et c’est bien ainsi sur le plan de la sécurité. Le slogan “plaisir de conduire” a pratiquement disparu des catalogues des fabricants (en particulier, celui à l’hélice), il a besoin d’être réinventé.

Nous utilisons tous des voitures modernes pour nos déplacements professionnels et personnels. Nous disposons d’aides à la conduite de plus en plus sophistiquées qui rendront bientôt le conducteur passager de sa propre auto (la voiture autonome).

A l’opposé, les passionnés de voitures anciennes affirment tous ressentir des sensations de conduite uniques lorsqu’ils sont au volant de ces voitures d’un autre âge. Rien de comparable avec les véhicules contemporains. Rien qu’en montant dans une voiture vintage on a déjà l’impression de monter dans une machine qui a besoin d’être maîtrisée, c’est la revanche des “anciens”.

Lors d’un rallye de voitures anciennes

La conduite à l’ancienne nécessite un petit équipement: carte routière, gants, Ray-Ban vintage, casquette (Stetson de préférence) si vous roulez décapoté,…. vous ne passerez pas inaperçu.

Vous êtes prêt(e), alors contact, mais attention le starter / choke des carburateurs n’est pas aussi prévisible que l’injection; il faut doser (ce qu’un calculateur fait pour vous avec l’injection électronique), et ne pas oublier de le refermer. L’autre grande redécouverte est le maniement de la boîte de vitesse; il requiert un peu de force, beaucoup de précision car le guidage est souvent flou et pour certaines anciennes, il est préférable de pratiquer le double débrayage lors du changement de vitesse ou, au moins, décomposer la manœuvre.

Et surtout, attention aux freins; ils ne sont pas aussi efficaces que les freins actuels et font appel au feeling du conducteur. Cela requiert de l’anticipation et cela, c’est un grand pas vers la conduite dite défensive.

Laisser-moi un commentaire, je me ferai un plaisir d’y répondre.

Michel FERONT Auteur

Je suis passionné de moteurs et de voitures anciennes. Lorsque j'étais enfant, je vantais la qualité des moteurs Schas qui équipaient les motos que mes parents vendaient. Cette passion ne m'a jamais quitté, malgré une carrière dans le secteur de l'informatique, où les moteurs sont remplacés par les processeurs. Dans mon village, je suis connu comme le mec qui "fait" dans les vieilles voitures, ....

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